Neko

11 avril 2011

Ca Chauffe !

Ces derniers temps, les MAC ont chauffé sévère à la maison !

Au menu, une commande sympa d'une copine pour 2 pyjamas et un accessoire d'ameublement. Elle était bien cool d'essuyer les plâtres :)




Et j'ai pu me faire la main sur la surjetteuse. Je confirme : c'est trop de la balle :))

Et enfin, un petit cousin supplémentaire est né, quelle épidémie ! Ca méritait bien un sling, tout ça. Le tissu est parfait pour le lieu ou il servira. En revanche, il est un peu épais. Du temps sera nécessaire pour l'assouplir je pense. Donc, dans le colis, j'ai mis le mien car celui-là est tout doux à force de servir, pour que les porteurs se fassent la main. Et moi ca me donne une bonne excuse pour m'en faire un nouveau, plus estival :)

03 avril 2011

Sukiyaki Song


Sukiyaki Song, chanson très connue chantée par Kyu Sakamoto en 1972. Celle-ci sera chantée aujourd'hui chez nous à Discovery Bay par des enfants de la communauté japonaise, en mémoire de la catastrophe du Tohoku du 11 mars dernier et pour collecter des fonds pour l'UNICEF Japon. J'y serai.

Une traduction en Français :

Je marcherais la tête haute
Pour ne pas que mes larmes tombent
Au souvenir de ce jour de printemps
Alors que je suis seul ce soir

Je marcherais la tête haute
Pour compter les étoiles les yeux embués
Au souvenir de ce jour d'été
Alors que je suis seul ce soir

Le bonheur existe au-dela des nuages
Le bonheur existe au-delà des cieux

Je marcherais la tête haute
Pour ne pas que mes larmes tombent
Car mon coeur est triste
Alors que je suis seul ce soir

Au souvenir de ce jour d'automne
Alors que je suis seul ce soir

La tristesse se cache a l'ombre des étoiles
La tristesse se cache à l'ombre de la lune

Je marcherais la tete haute
Pour ne pas que mes larmes tombent
Car mon coeur est triste
Alors que je suis seul ce soir

Nous avons toujours du mal à évaluer nos sentiments face à cette tragédie. Nous avons annulé nos vacances tokyoites à regret, et nous n'avons pour le moment toujours pas l'impression que "c'était le mieux à faire"... La situation est très difficile psychologiquement parlant pour nos amis non-Japonais qui sont restés là-bas ou qui en sont partis sous le coup de l'urgence, la peur ou la pression familiale/professionnelle ; mais pour nous anciens résidants du Japon qui avons gardé un bout de notre âme dans ce pays, ce n'est pas simple non plus. Beaucoup d'émotions sur lesquels nous ne mettons pas de mots.

A plus ou moins grande échelle, une tragédie, pour tout le monde... Et c'est loin d'être terminé.

22 février 2011

C'est pour qui ???

Ce petit ensemble ?






C'est pour ma filleule adorée !

C'est pas tout ça, mais va falloir que je me remette au boulot. On m'a passé commande !
Youpiiii !

10 janvier 2011

has been ?

Petit moment d'émotion ce matin à l'écoute de Prendre un enfant par la main, trouvé par mon iPod au hasard parmi les titres des Enfoires.

Tout de suite, je rectifie : non je ne suis pas enceinte, mais oui je suis sensible comme une madeleine à la musique.
Et ce titre m'a rappelé mon enfance (Aah, les années 80 !). Je me suis mise à écouter les paroles, écoutez donc :

Prendre un enfant par la main
Pour l'emmener vers demain
Pour lui donner la confiance en son pas
Prendre un enfant pour un roi

Prendre un enfant dans ses bras
Et pour la première fois
Sécher ses larmes en étouffant de joie
Prendre un enfant dans ses bras

Prendre un enfant par le coeur
Pour soulager ses malheurs
Tout doucement, sans parler, sans pudeur
Prendre un enfant sur son coeur

Prendre un enfant dans ses bras
Mais pour la première fois
Verser des larmes en étouffant sa joie
Prendre un enfant contre soi

Prendre un enfant par la main
Et lui chanter des refrains
Pour qu'il s'endorme à la tombée du jour
Prendre un enfant par l'amour

Prendre un enfant comme il vient
Et consoler ses chagrins
Vivre sa vie des années puis soudain
Prendre un enfant par la main

En regardant tout au bout du chemin
Prendre un enfant pour le sien

(Y.Duteil, 1977)

A se demander si cette chanson, maintes fois entendue à la maison, maintes fois chantée (j'ai des années de karaoke derrière moi, ma mère vous le dira !), n'était pas à l'origine de ma manière de voir le rapport du parent à l'enfant : montrer, guider, apaiser, point de repère, d'ancrage, de départs et d'arrivées, ...

Ayant envie de faire un mini-post sur cette émotion du jour, je suis tombée sur les traductions anglaise et allemande. Je vous épargnerai cette dernière, mais la version anglaise est très jolie. J'ai trouve du réconfort dans le 5e paragraphe, et le 6e paragraphe est littéralement très pro-allaitement :))

Taking a child by the hand
Teaching him just how to stand
So he'll accept what tomorrow may bring
Taking a child for a king

Taking a child in your arms
And as you feel your heart sing
Drying his tears as you're letting him cling
Taking a child for a king

Taking a child to your heart
Soothing away his distress
Softly in silence to soothe and caress
Taking a child to your heart

Taking a child in your arms
And as you feel your heart sing
Tears start to fall as you're letting him cling
Taking a child for a king

Taking a child by the hand
Singing him nursery rhymes
So that he'll sleep at the end of the day
Singing his troubles away

Taking a child to your breast
Soothing away his unrest
And looking on to the future you've planned
Taking a child by the hand

Years on your own, now no longer alone
Taking a child for your own

(Y.Duteil/J.Wright)

Allez, j'm'en va chanter une chanson pour Antoine... Je n'avais pas encore essayé Duteil...

... Et prendre un enfant par les pieds, ca marche aussi ??

04 janvier 2011

Un Noël pas comme les autres

Cette année, Noël à Hong Kong avec la moitié des grand-parents. Donc un Noël en petit comité, sous les tropiques.

Je ne suis pas une spécialiste de la cuisine française, et cela d'autant plus depuis que nous ne sommes plus en France. Comme tout étranger dans un pays, il y a des ingrédients qui nous manquent, d'autres pas et cela varie d'une personne à une autre. Pour ma part, acheter de la dinde, du foie gras, une assiette de fromage n'est pas ma tasse de thé (et pourtant, celle-là je serais capable de la payer très cher !!)...
En revanche, je ne dirai pas la même chose de chocolat noir, de marrons glacés ou même... d'une saucisse de Morteau... Cherchez l'erreur !!!


Le menu du réveillon était donc... asiatique (ou presque !) :
- pour l'apéritif, fromages de chèvre à la figue sur canapé de pain aux noix ; brochettes tomates-mozza ; crackers aux anchois agrémentés de mousse de saumon
(parce que la recette des crackers aux anchois, et bien... elle n'était pas bonne du tout !)





- en entrée, une Salade de Papaye Verte. Plutôt épicée, même bien épicée ...



On a gouté par la suite une variante avec de la papaye mûre, et un peu moins de chili, c'etait meilleur à mon goût !

- puis un Kroeung de Canard à la patate douce et à l'ananas. Le kroeung est une sorte de curry Cambodgien, élaboré à partir de gingembre et de galangal entre autres condiments épicés. On a bien galéré à trouver la pâte de galangal (le kroeung en lui-même) donc on a dû le faire nous-mêmes à partir de la racine de galangal... Le résultat était très doux, même si un peu trop gras à cause des cuisses de canard qui ont cuit dedans. La prochaine fois, j'essaierai à partir du canard laqué que l'on trouve déjà préparé ici, ce qui devrait éviter la cuisson avec le gras du canard.



- un intermède de Star Fruit, ou Carambole, et fruits secs.


- et enfin, en guise de buche de Noel, un sticky rice (riz gluant) au lait de coco et fruits exotiques : pastèque, fruit du dragon rouge ou pitaya, et ananas.



En revanche, le menu du lendemain a été on-ne-peut-plus français, en raison d'un manque de temps certain pour cuisiner ce que j'avais prévu (Boeuf à la mandarine, et St Jacques au gingembre, avec des beignets de banane au coco). Rôti de boeuf, haricots verts et pommes de terre sautées et un roulé au chocolat en dessert. Et bien, peut-être que nos hôtes l'ont préféré au menu de la veille, mais moi je n'étais pas franchement ravie... Ca va que nous avions du bon vin :)

08 décembre 2010

Aie Aie Aie

Je n'ai pas deserté la blogosphère, je n'ai pas rangé ma MAC ni ma surjetteuse. Certes, elles n'ont pas beaucoup chauffé ces derniers temps, mais tout de même : je me suis fais un peu la main sur la surjetteuse en confectionnant des petits pochons (que je vous montrerai plus tard, une fois fini) et me suis attelée a la "couture familiale" en retard avec ourlets, boutonnières a refaire, chemises de nuit à faire pour la puce, etc etc...

Rien de bien folichon à montrer en somme. Une fin d'année en douceur niveau couture.

Pour ce qui est de Maman de Deuz', on aborde la phase de routine en matière d'allaitement. C'est bon quand ça se stabilise ! Maman peut sortir et bébé peut louper une tétée sans conséquences (merci la diversification). On se connait bien, nous avons nos rituels et nos manies, bien que chaque jour soit différent.
En matière de portage, on aborde la phase des 5mn : je veux descendre au bout de 5mn, faire du 4 pattes 5mn, revenir voir Maman 5 mn, redescendre 5mn, etc etc...

Reste la phase INTENSE de maternage : ne pas compter les pit-stops la nuit, ne pas compter ses pas pour l'endormir (plus de 150, je le sais), ne pas compter le temps qui nous sépare d'une soirée où on peut regarder 1 film en entier (ou même un épisode de série, je ne suis pas exigeante) ... MAIS ... ne pas compter ses sourires ravageurs, ne pas compter ses rires communicatifs, ne pas compter la distance qu'il parcourt en une journée rien que dans la maison, ne pas compter le nombre d'objets mis à la bouche, tournés dans ses mains, laissés tomber, rattrapés, laissés tomber - y compris câbles électriques, bouteilles de vin, papiers, la meu-meu de Ch'ti Puce, boules et guirlandes de Noël, tuyau et bonde de douche, pot de Ch'ti Puce, pieds de Maman, etc.
Sans compter non plus la "prise d'indépendance" de Ch'ti Puce, ses moments de colère, les moments où elle veut être tranquille, ceux où elle est collée à mes basques, quand elle veut embêter son frère, ou quand elle râle quand IL l'embête, ses chants de Noel (on connait "We Wish You a Merry Christmas", elle nous l'apprend en mandarin... parfait).
Et mine de rien, sans rien compter, sans rien escompter, Mademoiselle se débarrasse de ses couches. Sans besoin de mesures drastiques (out, le "fini les couches dès aujourd'hui), ni de course-poursuite le pot à la main derrière elle, ni de jours consécutifs à nettoyer les pipis par terre. J'y croyais difficilement, mais oui c'est vrai : quand ils sont VRAIMENT prêts, ça se passe TOUT SEUL. Comme d'habitude (et je devrais pourtant le savoir), il ne suffit que de PATIENCE et d'ECOUTE.

Dénichons donc une photo...

10 octobre 2010

De l'avantage des techniques de portage

Au-delà du maternage, de la mouvance ecolo, patati patata ... on devrait toutes faire un stage de portage quand on est enceinte. Tout simplement parce que ça sauve la vie !!!!!

Nous avons malheureusement oublié ce que c'est que la vie "multi-générations", où il y avait toujours une grand-mère, une tante pour porter bébé quand la mère était débordée ou absente. Chez nous, il est devenu impensable d'avoir sa propre mère plus de 3 jours chez soi après l'arrivée de bébé, alors qu'ici en Asie il est inconcevable que la mère ne soit pas là au moins 3 mois pour aider sa fille. On se figure que l'arrivée de bébé est facilement gérable, la preuve tout le monde le fait. On dit bien que les premiers mois sont fatigants, on parle de fatigue émotionnelle, d'épuisement maternel, de "burn-out", d'allaitements qui ne marchent pas en raison de fatigue, de manque d'expérience autour de soi, de bébés qui pleurent parce "qu'on ne peut pas faire autrement, faut bien faire à manger..." Mais ça n'empêche, la nouvelle mère doit faire face seule à son nouveau métier. Pour la vie.
Ce sujet me tient à coeur depuis quelques temps, mais je ne le développerai pas ici car il me faudrait plus de temps que j'en ai actuellement. Mais 2 anecdotes amusantes de cet été m'ont donné envie de parler du portage.

Contrairement à ce que l'on se figure, les bébés qui s'endorment tranquilou dans leur transat ou dans la poussette, ce n'est pas légion. Les bébés qu'on posent là et qui ne bougent pas le temps de cuisiner non plus. Et comme par hasard, le bébé est fatigué quand on doit se mettre à table. On s'occupe de bébé, c'est cool, mais il va bien falloir un jour passer l'aspi, repasser, nettoyer la salle de bain... et quand on a un modèle livré avec sonnette d'alarme à plus de 30cm de maman, pas évident.

Et là, on remercie ces mères qui on remit le portage au gout du jour (car oui, avant que les poussettes n'existent, fallait bien utiliser les bras !).

Au choix :

- les porte-bébés classiques, type Baby-Bjorn. Leur avantage est qu'on les trouve partout, hyper répandus, copiés, des petits prix à des plus élevés. Leurs inconvénients majeurs : inconfortable au possible pour le porteur au-delà de 6 mois (voire moins selon le poids de bébé), absolument pas ergonomique pour le bébé qui se retrouve les jambes écartées dès la naissance, assis directement sur l'entre-jambe et les jambes pendantes... bref. Moi, ça me fait mal rien que de les voir.

- les portes-bébés ergonomiques : type Ergo, Manduca, avec sangles et systemes de fermetures rapides et faciles. Puis plus simplement les Mei-Tai et compagnie, à nouer. Ils sont plus chers (notamment les 2 premiers), mais hyper confortables jusqu'à plus de 4 ans dans le dos. Les bébés sont bien dedans, quoiqu'un peu perdus tout nourrissons malgré l'insert. Personnellement, je sors souvent avec la poussette et l'Ergo, quand l'un est fatigué et qu'il ne peut dormir dans la poussette > Ergo ; quand ce même a suffisamment dormi et qu'il ne veut plus de l'Ergo > Poussette et sa soeur vient dans le dos quand elle commence à trouver le chemin trop long jusqu'à la maison. Ceux-là sont parfaits pour de petites virées comme de grandes balades.

- l'écharpe de portage. Bande de tissu particulier (généralement du sergé croisé, assurant confort, élasticité sans se détendre), large de 70/80cm pour une longueur variable de 3m à 5m. Une fois les techniques de nouage masteurisées (c'est un de leurs inconvénients), elle se révèle confortable, douce, multi-usage, facile à transporter. Pour 'ti Deuz, je l'ai moins utilisée en raison de la chaleur (et il n'est pas hyper fan de l'écharpe mon intense...), mais elle est toujours sur le canapé quand même. Pour Ch"ti puce, elle a servi à porter, à la changer, à rembourrer un matelas d'appoint trop dur pour dormir, de couverture contre le froid, de doudou, à "cacher ce sein que je ne saurai voir" (!)... J'en avait fait une moi-même, mais finalement rien ne vaut mieux que les vraies de Storchenwiege ou Dydimos (la mienne) par exemple. Il y a d'autre marques honorables et je n'ai entendu que du bien de la JPMBB également. A voir.
Je ne cache pas que l'inconvénient a priori est la longueur, la complexité à nouer au depart. Une fois tout ça rodé, on ne prête plus attention aux extrémités qui trainent par terre le temps de l'installer, et en 2 temps 3 mouvements c'est fait ! Les derniers regards ébahis du personnel de l'aéroport après les portiques de sécurité m'ont provoqué un petit sourire narquois qui voulait dire "et ouais !!". Toute fière la Dine (même si j'aurai préféré ne pas avoir a la défaire completement... bien sûr)

- enfin, le sling à anneaux, ou hamac. La Leche League vend ses Porte-CaLLLins qui sont supers. J'ai fait le mien plus quelques autres. Pareil, le choix du tissu est primordial : assez épais pour tenir la route, mais pas trop pour qu'il puisse coulisser. Pas trop chaud, mais pas fragile ni dans le sens de la trame ni dans la diagonale. Surtout pas de jerseys qui se détendent.
Dès la sortie de la maternité, le bébé est niché autour du ventre de Maman. Puis progressivement il passe à la verticale, puis franchement assis, de plus en plus vers la hanche. Je porte Ti'Deuz principalement en sling, il aime bien voir ce qu'il se passe. Et la dernière fois que j'ai mis la "grande" dedans... c'était cet apres-midi !! Bien sur, c'était de l'appoint, mais ça soulage nettement les bras !
Les avantages sont qu'on n'a pas besoin de tout défaire et refaire à chaque fois, il est facile et léger à ranger. On le desserre un peu et on peut allaiter avec. Les "marcheurs" peuvent monter et descendre au gré de leur fatigue. Parfait pour les petites virées, lorsqu'on passerait plus de temps à s'harnacher qu'à faire la course voulue !

Et c'est comme ça que ma fameuse belle robe du mariage de ma soeur, je n'ai pas hésité 1 seconde avant de la gcacher par le sling. Pourvu qu'il dorme, là était l'essentiel ;)
Je connais une amie qui a fait de même dans le dos durant une soirée de noce (tu te reconnaitras !)



Et c'est tellement pratique le portage, que ma mère m'a fait un beau cadeau quand sur la plage elle m'a demandé si avec son paréo on pouvait faire un genre de sling pour que je puisse aller barboter dans les vagues tandis que 'Ti Deuz dormait dans ses bras plutot que les miens, sans qu'elle ne fatigue.



Mes amies, mes soeurs, autant je ne vous dirai pas "Allaitez!" car au-delà d'un choix personnel, c'est surtout un domaine très privé où les conseils ne se donnent pas si facilement. Mais je vous dirai, je vous exhorterai, je vous harcèlerai : "Portez! Portez comme vous le voulez, mais portez votre bébé !". Prenez-en tout de suite le pli, faites-vous déjà à cette idée, pour que le jour où ça deviendra nécessaire-urgent-vital, vous sachiez déjà comment le faire. Foi de Maman de Deuz' ;)